11 heuristiques pour réussir à coup sûr ses ateliers d'Example Mapping

L'Example Mapping apporte un cadre structurant à la pratique du BDD. Cet atelier efficace redonne ses lettres de noblesses à la collaboration entre experts métiers, développeurs et testeurs. Mais son format accessible cache bon nombre de pièges. Voici 11 heuristiques pour le réussir à coup sûr.

Tech Tech
#TALK in French
Wednesday May 25th
14:50 - 15:40

Gosling room (S102)

Cette conférence se veut un retour d'expérience de mon utilisation de l'atelier Example Mapping introduit par Matt Wynne & les équipes de Cucumber Londres il y a 6 ans

Le format de l'atelier est des plus simples. Je l'ai découvert à l'occasion d'un meetup DDD Paris en 2017 ou 2018 et ai voulu l'appliquer rapidement sur mes projets. Et là, ce fût le drame !

Je partagerai donc ici avec l'audience mes 11 heuristiques pour réussi à coup sûr son atelier (ou plus probablement, réduire les chances de se planter ;)). Après avoir fait quelques rappels sur le Behavior-Driven Development, j'aborderai (dans cet ordre ou pas...) :

  1. Il faut savoir poser un exemple concret !

  2. Pas besoin d’écrire ses exemples au format Gherkin ! Faites au plus simple, croquis, schémas, etc.

  3. La pierre angulaire, c’est l’exemple concret. > Les règles et US ne sont que des blocs pour classifier les exemples entre eux de manière cohérente et compréhensible. 
Corollaire : ne pas toujours démarrer par les cartes jaunes et bleues (US et règles) : commencez par donner des exemples.

  4. Les cartes jaunes ne sont pas que rarement des US au démarrage de l’atelier.
 > Et on s’en fout ! L’atelier est un formidable outil pour grouper des exemples (cf. heuristique n°3).

  5. Le vote de confiance sera très souvent négatif sur l’ensemble de la carte : il reste souvent des inconnus. Le faire alors sur des sous-ensemble cohérents et qui sont prêts.


  6. Atelier difficile à tenir à distance. > Même si des outils tels que Miro proposent un template spécifique, on est en difficulté pour écrire les exemples efficacement (cf. heuristique n°2).

  7. S’assurer de capter toute la connaissance. > Chaque question / interrogation doit donner lieu à une carte rouge ou un exemple concret : souvent besoin d’un facilitateur dédié à cette tâche. Dur d’être partie prenante.

  8. S’assurer d’avancer : fast & furious @Bruno Boucard

  9. Préparez-vous au chaos ! > Inconfort car l’on ne navigue pas forcément dans la direction attendue. On peut découvrir des pans complets du métier et ce n’est pas forcément ce qui était attendu / prévu par le PO ou expert métier. « Vous ne saviez pas que vous ne saviez pas. Maintenant, vous le savez ! ». 


  10. La couleur dominante de votre carte vous dira beaucoup sur l’avancée de l’atelier et le partage de votre connaissance.

  11. De l’art de trouver la fréquence idéale.
 > 25 minutes, c’est souvent court et frustrant. Alors comment optimiser cet atelier ? Quelle fréquence ? Combien de sessions à la suite ?

Clément Heliou

Publicis Sapient (ex Xebia)

Pragmastism Driven Developer passionate about xDD (TDD/BDD/DDD), clean architectures (Event Sourcing and al.) and code quality. Enthusiastic defender of knowledge sharing and human skills.