Slow UX, De l’art de la lenteur dans les processus de conception centrés sur l'usage.


J’aurai pu intitulé cela juste « Slow UX » mais c’est justement ce genre de raccourci que je souhaite éviter, comme si il existait une « fast&furious UX ». Malheureusement, je crains que cela soit une croyance un peu trop répandu dans bien des milieux peu au courant des bonnes pratiques. Le marché de l’expérience c’est largement diversifié ces derniers temps, après la phase de croissance en UX pur et dur, une phase de design thinking, d’autres disciplines se confrontent à l’expérience et au facteur humain avec plus ou moins de bonheur. Les méthodes « Fast & Furious UX », design sprint ou guérilla font la course à l’échalotte, mais j’aimerai plus vous parler du temps nécessaire pour bien prendre en compte le facteur humain et ses usages.


Design

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#TALK en Français

Raphaël Yharrassarry

Je travaille en freelance comme lead UX designer, psychologue depuis le dernier millénaire. Mon parcours m’a permis de travailler sur des sujets variés allant du WAP à la télévision, en passant par, le web, le e-commerce et les applications professionnelles ou le design de service. J’interviens sur les phases de recherches utilisateurs, l’animation d’ateliers de co-conception, la réalisation et l’évaluation des services, ainsi que sur la mise en place de stratégies centrées sur l’Utilisateur. Depuis 2009, je partage mon expérience et mes connaissances sur mon bloc-notes. Ce qui m’a amené par la suite, à enseigner dans divers écoles et notamment à créer une formation en UX Design et à animer UX Pays basque.



Autres talks de Raphaël

  • 2019 - Du design de l’attention à l’éthique du designer

    Raphaël Yharrassarry

    Quand je conçois une page, un service, je vais faire attention aux besoins des utilisateurs, à leurs capacités cognitives. Je vais les guider dans le parcours que j’estime pertinent pour eux. Je vais attirer à leur attention vers certains éléments, la détourner d’autres éléments que je juge secondaire. Je peux jouer avec différents biais cognitifs pour arriver à mes fins. En allant plus loin, je peux mettre en place une stratégie pour que les utilisateurs adoptent librement certains comportements, voir créer de l’addiction, que se soit numérique ou dans la vie réelle. Ces comportements peuvent être vertueux ou justes servir les intérêts d’une entreprise. Quand est-ce que, moi, designer je passe la ligne rouge ? Quelles règles je me fixe ou pas ? Il existe des codes de conduites comme celui de l’UXPA, mais concrètement ça donne quoi quand on essaye de l’appliquer dans la vraie vie ?