Toute la vérité (vraie) sur le compost /sous titre: Ou pourquoi et comment monter un projet compost


A l’heure où on parle de sauver l’humanité parce que le réchauffement climatique nous guette, quoi de plus excitant qu’un geste simple pour avoir un impact positif sur l’environnement? Le compost: Il réduit de plus de 30% le volume d’ordures ménagères. Imaginez l'impact si tout le monde s'y mettait.


Cette présentation adressée à tous, vise à expliquer (ou ré-expliquer) ce qu’est que le compost, comment on peut mettre en place une aire de compostage que l’on soit un particulier, une copro ou une entreprise, quelles sont les problématiques auxquelles on peut être confrontées, les idées reçues les plus fréquentes et une ouverture à l’approche des élections municipales sur les éventuelles actions politiques autour de ce sujet.


Life style

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#LIGHTNING_TALK en Français

Doud FUMI

Je m’appelle Doud, j’ai 35 ans, je vis aujourd’hui à Lyon, je viens de rejoindre l’association 0 déchet Lyon et il y a encore 4 ans les mots « impact écologique », « 0 déchet », « réchauffement climatique », « conscience écologique », « compost » et bien d’autres ne me disaient rien du tout ou presque. Je laissais allumer la lumière dans toutes les pièces de la maison, j’achetais un pack de 6 bouteilles d’eau en plastique par 15 jours, l’eau coulait pendant que je me brossais les dents, je trouvais ça assez cool que tout soit emballé dans du plastique parce que ça me semblait cohérent pour l’hygiène, je consommais de l’huile de palme dans presque tout ce que je mangeais (la déforestation massive pour le plaisir de la consommation ne me disait rien du tout), c’est à peine si je faisais le tri sélectif correctement, je jetais un sac de 20 à 30L d’ordures ménagères par semaine et je n’avais absolument aucune conscience écologique. Et puis bon quand même, je mettais les cartons de pizzas qu’on m’avait livrées dans la poubelle avec le couvercle jaune, c’était déjà bien ! Courant 2016, une personne de mon entourage a commencé à se sensibiliser à tous ces sujets écolos et a essayé de m'entraîner avec elle… Mais l’inertie n’a pas pris tout de suite… En septembre 2017, j’ai dû adopter un style de vie plutôt minimaliste parce que je partais pour un an sur les sentiers du monde avec un sac à dos de 20kg et c’est tout ! C’est là que tout a vraiment commencé… Et il m’aura fallu 12 mois, 5 continents et 15 pays pour que ma conscience écologique naisse. C’est en voyant les montagnes de déchets et les affres de la pollution humaine dans certains pays, pourtant magnifiques si on y effaçait les déchets de l’homme que je me suis dit pour la première fois que ce n’était pas possible que nous, les humains, fassions ce genre de choses à la planète et à nous même par extension. J’ai été choquée. Vraiment ! Une idée m’a habitée alors : trouver un moyen de changer les choses et à commencer par me changer moi-même. En 2018, quand je suis rentrée en France, j’ai pris conscience que même si notre pays est plutôt propre, notre empreinte écologique, elle, est une catastrophe. La surconsommation, la mauvaise gestion des déchets, la culture et l’élevage intensifs, la grande distribution, le plastique et bien d'autres sont en train de nous achever ! Alors j’ai changé de style de vie et à travers lui, je me suis changée moi-même. Mon geste numéro 1 : Supprimer la consommation de bouteille en plastique Mon geste numéro 2 : Composter mes biodéchets. Et bien d’autres ont suivi ensuite… Aujourd’hui, ma poubelle d’ordures ménagère est à environ 800 gr pour 3 mois et ma poubelle de recyclage un sac cabas pour la même durée. Mais je sais que je peux faire encore mieux ! Suite à mes propres actions, j’ai commencé à porter du fruit autour de moi et à inspirer certains amis et membre de ma famille. En recommençant à travailler en septembre 2018, j’ai été frappée par la quantité de déchets que nous aurions pu composter lors de nos repas du midi pour les renvoyer vers la nature au lieu de les jeter. J’ai donc décidé de gérer le tri des déchets au bureau (particulièrement à la cuisine), de monter une aire de compostage sur la pelouse du parking et par la même occasion d’en faire profiter les autres entreprises de l’immeuble. Il a fallu que je me renseigne, que je farfouille un peu sur le net et en quelques semaines le résultat était là : un beau bac à compost : une vraie réussite sur tous les plans ! Aujourd’hui ma devise (empruntée à béa Johnson) est: « Le meilleur déchet est celui que l’on ne produit pas ». J’essaie de continuer à sensibiliser mes amis, ma famille, mes voisins, et même de parfaits inconnus sur tous ces sujets. Mon projet du moment d’ailleurs : monter un bac à compost dans l'immeuble nouvellement construit où j'ai emménagé en juillet dernier… Alors je ne sais pas si je suis la meilleure personne pour parler de ce sujet, mais je crois que si moi, partant d’où je suis partie, j’ai réussi à monter de tels projets et à changer mon étoile écologique, tout le monde peut le faire à condition d’être sensibilisé un minimum. Et quel meilleur endroit qu’un événement regroupant plus de 1000 personnes pour sensibiliser les autres ? Parfois tout ce qu’il nous manque pour entrer en action c’est un petit déclic et un coup de pouce… Et moi, je sais très bien faire « clic » quand il s’agit de parler de compost et de 0 déchet !